Automne
Le temps. Le vent, levant de l’été les mémoires
Des arbres aux parures éphémères qui tombent
Dans la boue, spectatrice de cette hécatombe ;
Berceau de mort des pages que l’on laisse choir.
L’Or du ciel qui s’éteint à la naissance noire
D’un soir qui s’étend de jour en jour. A la tombe
Enterrés les beaux jours, enterrés. Catacombes !
Automne… Les arbres déchus font peine à voir.
Leurs bras nus comme vers, que le froid viendra mordre
Sous le coup de l’hiver, n’ont de cesse de se tordre
Subodorant l’ordre de cette mélopée…
Mais pourquoi Terre prépare-t-elle à la mort ?
Juste Ciel, qu’il est triste de flairer un sort
Dont les effluves nous sont, à tous, destinés.
Meg, 12 Mai 2009

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